Un Bonjour Du Web

Juste un peu de rêverie…

Folles Journées!

Posté par laurencebiard le 03/02/2010

Le week-end dernier, Les Folles Journées se tenaient à Nantes. Festival de musique classique, le concept est de donner des concerts toute la journée, dans plusieurs salles en même temps, pour offrir le maximum de variété, le tout avec des artistes connus ou non. Cet évènement se tient à la Cité des Congrès, qui pour cette occasion se transforme en fourmilière, tournant autour du Kiosque à musique de la Grande Halle. Cette année, les Folles Journées vibraient au rythme de Chopin, 2010 étant l’année du centième anniversaire de sa naissance.

Cette année, je n’avais que trois concerts avec ma mère (obtenir des billets se révèle chaque année de plus en plus une aventure…), mais quels concerts!

 

Le samedi, à 12h30, nous attaquons fort avec le pianiste Boris Berezovsky et l’Orchestre Philarmonique de l’Oural (Dimitri Liss en direction), qui nous interprètent le Concerto pour piano et orchestre n°1 en mi mineur op.11. de Chopin.

Cela fait longtemps que je n’ai pas assisté à un concert classique (au moins deux mois!), et lorsque le chef soulève sa baguette pour indiquer le départ, je ne peux pas m’empêcher de bloquer ma respiration et d’attendre impatiemment les premières notes. L’orchestre joue d’une façon précise et harmonieuse, tout en finesse et nuances. Quant à Boris Berezovsky, son jeu est tellement beau et magnifique, que je ferme les yeux pour mieux profiter de certains passage. Le reste du temps, je suis accrochée à ses mains et aux mouvements de l’orchestre.

Le deuxième concert n’a lieu que le samedi soir, à 22h. Il est enregistré et diffusé en live sur Arte. Il s’agit d’une reconstituion de concerts donnés par Chopin au XIXè siècle. Mais tout d’abord, l’ensemble Zespol Polski nous interprète une danse traditionnelle polonaise, utilisant pour ce faire les instruments d’époque: violons creux, tympanon, basse, percussions. Un seul regret, les danseurs, qui accompagne l’ensemble d’habitude dans la Grande Halle, ne sont pas présents à ce concert…

Puis, une succession de pianistes interprètent les morceaux choisis par Chopin, accompagnés par la Sinfonia Varsovia dirigée par Jacek Kaspszyk.

18 Août 1829, à Vienne, le programme est composé du Krakowiak de Chopin et de ses Variations sur « La ci darem la mano » de Mozart. Le premier morceau est joué par Abdel Rahman El Bacha, grand, très grand artiste. Ses doigts dansent sur le clavier, qui se plie à tous ses mouvements, donnant l’impression d’une symbiose parfaite entre l’homme et la musique. Tout paraît facile à voir son jeu aérien, et tout est émotion dans ses nuances, ses fortes et ses silences…

 

 

Le deuxième morceau est interprété par Philippe Giusiano, qui donne un aperçu de sa prouesse technique. La vitesse de ses doigts donne l’impression qu’il en a dix à chaque main! Ce qui n’empêche pas d’offrir une interprétation très belle et très juste de ces Variations…

 

 

11 Octobre 1830, Varsovie. Chopin a compris qu’il ne serait pas accepté par celle qu’il aime, et donne un concert d’adieu avant de partir pour Paris. Il ne reviendra jamais en Pologne…Il s’agit d’un concert donné en l’honneur de cette femme, cantatrice, qui chantera ce jour-là les oeuvres choisis par Chopin. Pour les Folles Journées, c’est la soprano Olga Peretyatko qui joue le rôle de la cantatrice.

Le premier morceau est un extrait d’ « Il Signor Bruschino » de Rossini: « Ah, Donate il caro sposé. Au tout début, la voix de la chanteuse n’est pas chaude, et je trouve sa voix un peu acide et dure. Mais au fur et à mesure, les notes se réchauffent, la gorge s’ouvre et finalement, la voix se révèle pleinement. Elle chante d’une manière très précise, les notes sont toutes chantées à leur juste valeur. Le deuxième morceau est un extrait de « La Sonmnambula » de Bellini (opéra que je voulais aller voir à Bastille…) intitulé « Ah non credea mirarti », un de mes airs d’opéra préféré. L’émotion mise dans ce chant par Olga Peretyatko est juste et belle, et je sens mes yeux se voiler d’un peu d’eau… Pour terminer le concert, la Sinfonia Varsovia interprète l’ouverture de Guillaume Tell de Rossini. Je découvre alors que je connais cette ouverture sans le savoir…et suis ravie de mettre un nom sur ce beau morceau, donné avec brio par l’orchestre.

Enfin, 16 Février 1848, Paris. C’est le dernier concert que Chopin donnera à Paris. Il meurt l’année d’après, à l’âge de 39 ans. Pour cette reconstitution, ce sont deux jeunes artistes (le violoniste a 20 ans, le pianiste 23 ans) qui interprète le premier morceau: l’Adagio de la Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur op.65 de Chopin. Les deux artistes sont en totale harmonie, et je suis impressionnée par leur jeu, si profond et en même temps si doux.

 

Le concert se termine par une petite déception car Boris Berezovsky est souffrant. Il est remplacé au pied levé par Iddo Bar-Shaï, qui interprète deux mazurkas de Chopin et finit le concert de façon magistrale.

En rentrant, nous restons devant Arte qui poursuit la soirée, ou plutôt la nuit, avec une émission enregistré dans l’après-midi à la Cité des Congrès… Heureusement, le lendemain, le concert n’est qu’à 15h30!

 

Et quel concert! Abdel Rahman El Bacha et la Sinfonia Varsovia nous offre le Concerto pour piano et orchestre n°2 en fa mineur op.21 de Frédéric Chopin. Nous terminons sur un feu d’artifice de musique, qui nous transporte ailleurs et nous fait voler au-dessus de tout. Mêmes les silences sont musique, résonnance des notes précédentes et annonce de celles qui arrivent… Quand nous sortons dans les couloirs deu grand auditorium, nous n’arrivons pas à enlever le sourire béat qui est accroché à notre visage…

Quand nous arrivons dans la Grande Halle, prêtes à sortir, nous réalisons que l’émission Arte Magazine va être enregistrée dans quelques minutes et nous restons. Grand bien nous prend! Nous avons droit au trio Chausson et surtout à la flûtiste Juliette Hurel, dont nous n’avions pas réussi à avoir le concert… Court mais intense!

 

Les oreilles pleines de notes et d’émotions, je rentre à Paris par le train de 22h et m’endors tard mais la tête pleine de piano et de sourires!

 

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Deux Enfants

Posté par laurencebiard le 29/01/2010

 

 

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Les petits sourires

Posté par laurencebiard le 26/01/2010

Ce matin, je monte dans un wagon à la dernière seconde, juste avant la douce sonnerie de fermeture des portes. Je m’aperçois qu’un homme a un synthé sur ses genoux et qu’il va donc en jouer pendant le trajet.

Ma première réaction est instinctive et désagréable, et je force un peu le son de mon lecteur. Puis, je me dis qu’après tout, je lui laisse sa chance et je coupe le son pour écouter ce dont il s’agit. Je m’attends comme d’habitude à de la chanson populaire ou des reprises étranges de classiques. Et là, surprise! Il s’agit tout d’abord d’une chanson que je ne connais pas et ensuite d’une voix qui sort de l’ordinaire, rauque et très expressive, sur un mode parlé chantant. J’écoute les paroles plus attentivement, et elles sont plutôt drôles avec un côté acide qui me plaît. Finalement, j’écoute jusqu’au bout l’artiste et lui donne un pièce à la fin. L’homme a expliqué après ses chansons qu’il était auteur-compositeur des chansons qu’il venait d’interpréter.

Plusieurs personnes lui donnent dans le wagon, et je m’aperçois d’une chose agréable. Toutes les personnes qui ont donné à ce monsieur repartent avec un grand sourire sur le visage…tandis que les autres ont gardé leur face impassible. Soit la musique leur a plu, soit ils sont heureux d’avoir fait un geste, mais dans les deux cas, dès le matin voir des gens véritablement sourire dans le train, c’est une bouffée d’air frais!

Comme quoi, il suffit de peu pour bien démarrer une journée… !

 

 

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Ski Aux Orres

Posté par laurencebiard le 25/01/2010

Hautes-Alpes, à 40 km de Gap, canton d’Embrun, dans le village de Baratier. Un village vacances Allianz, plusieurs bâtiments en bois, une piscine, un bar, des salles de jeux, un restaurant, un atelier de matériel de ski. Un car rempli de voyageurs endormis se gare devant l’entrée, et ses soutes se vident de bagages et de longs sacs. Les chambres sont installées, la présentation générale est faite, et le petit déjeuner est servi dans la grande salle, croissants, brioche, pain, confitures, fruits, produits laitiers, café,… Il est 10h30, et après une nuit dans le train, nous trépignons d’impatience. Les pistes nous attendent!

La station de ski des Orres monte jusqu’à 2 720m d’altitude, pour 34 pistes et 88km de ski alpin. Elle offre également piscine, patinoire, pistes de ski de fond et une piste de luge 4 saisons. Le car nous dépose, chaussures de ski aux pieds, au début des pistes. 10mn après, nous sommes sur le premier télésiège qui nous emmène tranquillement sur notre première piste de la saison.

Cette année, j’ai beaucoup moins de mal à me lancer sur les pistes, et les réflexes reviennent bien plus vite! Pas de blocage au démarrage… Le plaisir est vite au rendez-vous, la neige est merveilleuse et la période fait qu’il n’y a pas foule. Le premier après-midi passe comme un éclair, et c’est presque avec frustration que nous rentrons au village avec le car, qui part à 17h03 précises. Le soir, le dîner se compose de canard accompagné de légumes, puis un dessert laitier. Étonnamment, tout le monde part se coucher assez tôt…! Il s’agit d’être en forme pour le lendemain, première journée complète.

 

Le ciel est tout bleu le matin, les cimes des montagnes se découpent joliment et semblent nous appeler. A l’arrivée à la station, il fait beau, la neige est là et il n’y a personne aux remontées ni sur les pistes… Nous skions toute la matinée, avec un petit problème de poudreuse sur l’une des pistes. Début de saison, toutes les descentes ne sont pas damées et je ne sais pas skier dans la poudreuse. Une descente un peu longue, en chasse-neige comme les débutants, avec quelques frayeurs et deux déchaussages pour manger de la neige…Mais tout finit bien, et nous redescendons déjeuner dans un des restaurants de la station. Une pause bienvenue, pendant laquelle nous profitons du soleil qui nous réchauffe le cou et les mains, tandis que nous savourons un café sur la terrasse. La vie est dure…

 

L’après-midi, nous ne faisons des pauses que sur les pistes, entre deux murs. Nous nous arrêtons vers 16h30, pour aller prendre un verre avant de reprendre la navette. Etant en régime sans alcool, je déguste un citron chaud qui se révèle délicieux! Je décide illico de reprendre la même chose le lendemain. Ce soir-là, nous sortons un peu avant dîner pour nous rendre à la Miellerie juste à côté.

La balade est bien agréable, l’air frais nous revigore et marcher nous fait du bien après les mouvements du ski. La miellerie est toute éteinte lorsque nous arrivons, et un homme barbu parle au téléphone dans le noir. Quand il nous voit, il raccroche et nous sourit en prévenant qu’il va allumer et qu’il arrive. Ouf, nous pourrons acheter notre bon miel des Alpes! Nous repartons avec du miel de bruyère blanche, un sachet de bonbons au miel et de l’hydromel des Alpes. Le soir, le menu prévoit filet mignon au risotto (je ne me souviens plus du dessert…). Nous nous couchons encore tôt, après avoir regardé la fin de Thalassa. La fatigue physique est une sensation agréable…

Le samedi, le temps est couvert et cette fois les montagnes se cachent derrière les nuages gris. Qu’importe, nous partons pour la station, d’autant que le midi, c’est paëlla géante sur les pistes! Un peu plus de monde glisse sur les pistes principales, mais nous choisissons nos remontées et parvenons à trouver des descentes pour nous tout seuls, ou presque. Le midi, nous retrouvons donc le déjeuner organisé et dégustons notre paëlla, assis dans la neige. Nous repartons avant les autres pour aller prendre un café dans un des restaurants en altitude, mais nous devrons renoncer au breuvage, trop de monde pour les serveurs!

 

L’après-midi, nous skions presque sans pause jusqu’à 16h30. Les pistes sont bonnes, les jambes sont rôdées et je progresse dans la vitesse. Un petit citron chaud et nous repartons au Village. La fatigue commence à être bien présente, et la demi-heure de car pour rentrer se fait de façon très somnolente! Le soir, c’est fondue savoyarde au menu… puis concert d’un guitariste que nous avons déjà vu l’année dernière. Nous restons jusqu’au bout, discutons un peu et nous couchons plus tard que d’habitude, après minuit! Ce qui fait quand même 2 heures de plus que les jours précédents…

 

 Le dimanche matin, le temps est toujours gris mais il paraît que le ciel blanc va se lever. Et effectivement, au cours de la journée, nous aurons de magnifiques percées du soleil, notamment en altitude. Le brouillard sera surtout présent le matin, mais n’empêche pas de skier et nous descendons les pistes avec plaisir. L’après-midi, je réussis à repasser la piste de Grande Cabane qui m’avait fait si peur l’année dernière, à cause du verglas et des cailloux. Cette année, le passage délicat est enneigé et moins skié, et je passe facilement. Il s’agit d’une piste qui passe sur le côté de la station, assez longue et séparée des autres pistes. Le début se fait au milieu des montagnes, avec une vue magnifique sur la vallée, puis la piste se termine au milieu des arbres.

 

Nous terminons le séjour par des pistes où nous avons l’impression d’être seuls au monde! Le jour tombe, et la lumière sur la neige donne un air un peu mystérieux aux pistes vides. La dernière remontée est calculée pour ne pas rater le car, et nous montons à bord à 16h55! Le programme du soir est simple: bagages, dîner et direction la gare pour prendre le train de nuit pour Paris.

Nous arrivons le lundi à 6h45, gare d’Austerlitz. Et pour ne pas dormir toute la journée, déjeuner sur Paris et visite du Salon de la Plongée pour réserver des séjours en mai et septembre… Bref, un week-end bien rempli, dépaysant et sportif, oxygénant et bienfaisant!

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Jul Norge !

Posté par laurencebiard le 12/01/2010

L’avion a atterri sur une piste blanche, la neige tombe régulièrement, la température est négative et les gens sont emmitouflés dans des anoraks de ski au milieu du parking… Nous voilà arrivés à Oslo, Norvège!

Partis pour quelques jours chez le frère de mon chéri, qui a épousé une Norvégienne, nous allons découvrir la région et ses particularités tant touristiques que culinaires. Notre lieu de résidence se situe à Halden, dans le sud d’Oslo, où les beaux-parents norvégiens ont une belle maison, grande et douillette, parfaite pour passer les soirées de Noël. Elle nous permet surtout de nous retrouver ensemble pour des jours exceptionnels!

 

Arrivés le 26 Décembre à Oslo, nous avons d’abord pris possession de la voiture de location, pneus neige, sièges avant chauffants, raclette à neige et givre de 30cm, … et avons pris l’autoroute pour Halden, à une vitesse moyenne dépendant largement de la quantité de neige déposée sur le bitume! Vu que j’ai dormi pendant presque tout le trajet…il a passé vite! Lorsque nous entrons dans la maison, il fait chaud et l’odeur du dîner flotte dans l’air. Eh oui, en Norvège, le dîner a normalement lieu entre 15h et 17h!

 

Dès le premier soir, repas traditionnel: mouton fumé, salé et cuit dans l’eau, avec pommes de terre. En dessert, il me semble que nous avons eu des Multes à la crème, délicieuses petites baies jaunes croquantes. La soirée a été consacrée aux cadeaux, au programme et au repos.

Le lendemain, le programme était léger et aéré: promenade dans la forêt puis découverte de la forteresse de Halden. Comte-tenu des heures de soleil, le départ se fait le plus tôt possible pour pouvoir profiter un maximum de la lumière du jour. Au milieu des sapins recouverts de neige, la piste damée permet une balade très agréable et assez magique. Tout est en noir et blanc, sauf les vêtements des gens qui se croisent en souriant, parfois en ski de fond, parfois en luge. L’on passe à côté d’un lac gelé, tout blanc également, dont on ne parvient pas à discerner la fin à l’horizon. Au bout du chemin, une maison colorée attend les promeneurs au nez gelé pour se réchauffer devant un thé ou un jus de cassis chaud, accompagné d’une gaufre. Des poinsettias ornent toutes les tables, et les glisseurs de fond ont laissé leurs skis devant l’entrée. Premier dépaysement avec cette promenade en compagnie de ski et de chiens!

 

En voiture, nous revenons sur Halden et sa forteresse. Située à côté de la frontière suédoise, la ville a érigé des défenses importantes contre les tentatives d’invasion. Il en reste la forteresse de Fredriksten Festning, construite vers 1660 sur le modèle de l’étoile français. Aujourd’hui, elle se dresse en haut de sa colline, illuminée la nuit et silencieuse, comme ses canons qui veillent, recouverts de neige. La vue sur le port est imprenable, et les bateaux coincés au port flottent sur de l’eau à peine dégelée autour de leurs coques. Le froid est accentué par le vent, et nous décidons de rentrer. Ce soir-là, nous mangeons de la morue salée, que j’ai, je dois le dire, savourée avec délectation!

Le deuxième jour, nous prenons la route pour Oslo, que nous ne pouvions manquer de visiter. La capitale de la Norvège est à peine à 1 heure de route. La voiture trouve sa place dans un parking souterrain, et nous sortons dans les rues pour parcourir à pied le centre-ville. Les rues sont décorées par Noël, le ciel est d’un bleu profond et la neige donne une ambiance particulière à ce centre dans lequel les voitures jouent au dérapage au frein à main pour tourner!

Les rues commercantes laissent place à un grand espace vert (enfin blanc!), au bout duquel se distingue le palais royal (Det Kongelige Slott), résidence officielle de la famille royale de Norvège. Construit sur la colline de Slottsbakken, le palais domine le centre-ville, duquel nous avons un beau panorama lorsque nous nous trouvons à côté de l’imposante demeure royale.

Après un déjeuner léger, nous partons à la découverte du nouvel opéra d’Oslo, inauguré en avril 2008 et situé sur le port commercial. Architecture moderne, en cube blanc et de verre, le toit est accessible à pied pour admirer la vue, quand la neige permet d’y grimper! La vue sur le port ce jour-là est entourée d’un halo de brume colorée, et deux navires sont à quai, dont un ferry. Les goélands font écho au bruit du faible ressac, et la présence de l’Opéra au milieu de cette zone industrielle est étrange mais jolie.

 

Nous reprenons ensuite la voiture pour traverser Oslo et accéder au grand parc de Frogner (Frognerparken). Outre son côté parc public, il comprend également une attraction culturelle avec l’ensemble Vigeland. 214 sculptures (statues, portails, …) ornent un pont et la colline, pour culminer à une colonne de corps entrelacés appelée monolithe. Ces statues sont un peu étranges, représentant des hommes, femmes et enfants nus dans des positions différentes et curieuses. Cependant, certaines de ces statues sont touchantes malgré leur côté étonnant.

Le coucher de soleil sur le parc est magnifique, la neige prend la teinte rouge du crépuscule. Je ne sens plus mes cuisses ni mes doigts de pieds, mon nez est congelé, mais le coup d’oeil en valait la peine! Le soir, réchauffement auprès du poêle et autour d’un repas buffet traditionnel (charcuteries, salade de pomme de terre, salade sucré-salée, pain plat,…).

 

 

Le troisième jour, et malheureusement le dernier, nous avons décidé de faire une excursion du côté de la frontière suédoise pour aller admirer une cascade de glace. Quelques kilomètres de voiture, et nous descendons dans un endroit désert et silencieux. Le chemin commence par un petit pont de bois qui enjambe une rivière à moitié gelée. Au-delà…un chemin sous les arbres givrés, où le seul son que l’on entend est celui crissant de nos chaussures, et nos cris! Le lieu est magique, comme auréolé d’une bulle qui le rendrait isolé du reste du monde. J’ai envie de rester immobile et de ressentir la nature, froide, brute, belle comme elle l’est à cet endroit.

La cascade est au bout du chemin, grosse chute de glace jaunâtre par lequel parvient encore à passer l’eau puissante. Nous parvenons à grimper au bord, pour admirer les sculptures des stalactites. Au-dessus de la cascade, le paysage est superbe et nous aperçevons à peine une petite cabane. Un autre pont se matérialise sous nos yeux, et nous constatons qu’il s’agit de la frontière avec la Suède. Bien sûr, nous passons la frontière devant les drapeaux! Un endroit exceptionnel, où l’on ne regrette pas de se tremper les chaussettes et les mains pour essayer de se tenir sur la rivière gelée, et pour sentir les pieds s’enfoncer dans la neige… Ce jour là, nous atteignons les -18°C !

L’après-midi, avant le départ, nous passons par la maison de notre couple hôte, à quelques 50km d’Oslo. Puis nous devons reprendre l’avion pour Paris, où nous attend le réveillon du Nouvel An….

 

Pour voir les photos: PICASA ou la page du blog!

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