Un Bonjour Du Web

Juste un peu de rêverie…

Une pianiste d’exception: Zhu Xiao Mei

Publié par laurencebiard le 22/01/2012

Hier soir, 20h, Théâtre des Champs Elysées à Paris. Je suis installée sur un fauteuil confortable, au 1er balcon 3e rang. J’ai une bonne vue sur la scène, et j’espère juste que le grand monsieur devant ne va pas trop bouger… Puis les lumières fondent, et s’éteignent…

Lorsqu’elle entre en scène, petit bout de femme habillée d’un simple pantalon noir et d’un haut blousant écru, le public applaudit déjà comme si le concert avait eu lieu. Elle dégage une présence douce et forte en même temps, alors même qu’elle n’a pas commencé à jouer. Et quand la première note retenti dans la salle, le monde disparaît pour ne laisser place qu’à la musique et Zhu Xiao Mei.

Zhu Xiao Mei est née en Chine, à Shanghaï, en 1949. Malgré les épreuves qu’elle a traversé au cours de sa vie, avec la Révolution Culturelle, les camps de rééducation, l’exil aux Etats-Unis puis en France, elle a réussi à garder la musique en elle et pour les autres. Aujourd’hui, elle a enregistré 5 albums, dont le premier ne date que de 1990, après avoir longuement hésité à laisser une trace tangible de son oeuvre…

Au programme de la soirée: Mozart, Schumann et Schubert. Un programme tourné autour des deux grands moments de la vie: l’enfance et la mort. Mozart, l’éternel enfant, nous a laissé une musique légère, aux notes en clin d’oeil et pourtant toujours profondes. Ses 12 variations sur “Ah vous dirais-je maman” en est un bel exemple, que Zhu Xiao Mei nous joue en kaléidoscope. Chaque variation est unique et en même temps n’existerait pas sans les autres.

La Fantaisie en ut mineur et l’Adagio en si mineur, juste avant les variations, ont donné le ton du concert: chaque note, chaque phrase est jouée comme si c’était la terre entière qui en dépendait. La pianiste donne toute son âme pour chaque petite nuance et c’est cela qui la rend unique.

L’enfance continue avec les Scènes d’Enfants de Schumann, qui nous transporte vers notre passé pour contempler notre enfance avec nos yeux d’adulte.

Enfin, l’Allegretto en ut mineur et surtout la Sonate n° 23 de Schubert nous emmène dans la vision de la mort. Ces oeuvres ont été écrites peu de temps avant la mort de Schubert, à l’âge de 31 ans seulement. Il est admis que la mort fut un arrachement pour lui, car il avait encore énormément de choses à dire en musique.

Cette Sonate est sans doute le moment qui m’a le plus ému pendant ce concert. Les lignes mélodiques, les notes de basse et les accords si recherchés m’ont profondément touchés. La douleur et la peur y sont palpables, autant que l’amour de la vie et la sérénité, contradiction évidente dans cette belle musique.

Le doigté, le toucher de Zhu Xiao Mei embellit et approfondit encore plus cette Sonate, qui devient une oeuvre hors du temps. La dernière note résonne longtemps avant que les premiers applaudissements ne retentissent dans la salle. C’est une explosion de bonheur après des instants de plénitude et de détente.

Sur nos applaudissements en rythme, elle reviendra trois fois à son piano pour nous offrir encore des moments de bonheur…

Je sors de la salle sur un petit nuage, ayant oublié le monde et ses soucis, la France et son triple A, le métro et ses incivilités, bref, le monde extérieur. Même dans la queue pour la dédicace, où les gens poussent et veulent passer en premier (c’est important de passer en premier…), je garde mon sourire et relativise. Quand je suis devant elle, je ne peux que lui dire Merci.

Merci pour cet instant de bonheur qui me fait couler des larmes de tranquillité. Merci pour m’avoir fait oublié pendant 2 heures que le monde et le temps existait. Merci pour m’avoir offert une soirée mémorable, que je garderais longtemps comme un bijou que l’on conserve précieusement.

Si vous voulez en savoir plus sur Zhu Xiao Mei, je ne peux que vous conseiller d’écouter ses disques, et de lire son autobiographie: “La Rivière et Son Secret”. Après l’avoir lue, je me suis sentie différente…Peut-être plus forte.  http://www.pianobleu.com/actuel/livre20071207.html

"Des camps de Mao à Jean-Sébastien Bach, l'itinéraire d'une femme d'exception"

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Bloc opératoire

Publié par laurencebiard le 12/07/2011

Vendredi dernier, je suis passée au bloc opératoire pour y subir une arthroscopie du poignet… Mais qu’est-ce, me direz-vous ??

Il s’agit d’une technique chirurgicale consistant à introduire dans une articulation une mini-caméra (un tube rigide relié à une caméra), et des mini-instruments, le tout avec un écran de contrôle pour que le chirurgien opère en toute visibilité. Dans mon cas, il s’agissait d’atteindre le ligament scapho-lunaire, victime d’une rupture douloureuse et d’origine sérielle…!

Le ligament scapho-lunaire est celui qui relie le scaphoïde et le semi-lunaire, c’est le petit bout représenté en vert sur l’image:

Afin de voir si c’était bien cette rupture ligamentaire qui me causait la douleur au poignet depuis près de 6 mois, il fallait aller voir sur place! Ce fut donc chose faire, vendredi matin.

 

 

Comme je raffole des hôpitaux, des aiguilles, des incisions et toutes sortes de joyeusetés du même type, vous imaginez mon état le matin! Bon, finalement, je n’étais pas si tendue que çà en arrivant à la clinique à 7h20, et je n’ai pas beaucoup attendu, de sorte que je n’ai pas pu cogité trop longtemps. J’ai tout de suite été emmenée dans ma chambre où j’ai enfilé la seyante tenue réglementaire: une culotte en papier, une blouse en papier, une charlotte en papier et des chaussons en papier! Enfin, je dis papier, mais c’est certainement un matériau plus sophistiqué!! Je me suis lavée consciencieusement les mains à la Bétadine (sachant que la veille au soir et le matin même, je m’étais douché corps et cheveux avec de la Bétadine, fort heureusement incolore!).

Puis, un brancardier est venu me chercher, m’a allongé sur un lit roulant, recouverte de deux couvertures dont l’une de survie (vous savez, celles qui brillent). Je sens le stress qui monte un peu, mais rien de bien méchant, je suis en de bonnes mains et pour l’instant, je n’ai pas vu le bloc…

On rentre dans une grande salle, où mon lit et moi, nous sommes “garés” pour attendre l’anesthésiste. L’arthroscopie se fait sous anesthésie locale, et c’est mon bras droit qui va être endormi. Dans un premier temps, l’anesthésiste me pose un cathéter au bas gauche, et m’injecte directement dans le sang un relaxant. Effet garanti! Je vois le plafond bouger doucement, et mes muscles se détendre comme jamais je ne les ai sentis se détendre depuis longtemps!

Du coup, moi qui ai si peur des aiguilles, je ne réalise même pas que je suis en train de regarder celle que l’anesthésiste va utiliser pour l’autre bras… Elle est fine et longue, car le but est d’atteindre le nerf pour l’envelopper du produit anesthésiant. Et pour être certaine d’avoir trouvé le bon nerf, elle teste… Autrement, mon bras fait des mouvements impromptus que je ne lui ai jamais demandé de faire… C’est assez drôle en fait!

Puis, je reste allongée, à moitié vaseuse, pendant pas mal de temps. Je sens le produit faire effet, mon bras devient plus lourd, s’engourdit. Au bout d’un moment je ne sens plus rien du bout des doigts, et je finis par me rendre compte que je peux à peine soulever l’avant-bras, qu’il retombe aussitôt sans prévenir. Il est l’heure…!

Quand je rentre dans le bloc, je perçois le froid qui y règne, et grelotte quelques instants…Avant qu’on ne me mette une couverture à air chaud soufflé dessus! Pour autant, le stress qui était parti avec le relaxant s’est réveillé, et il grimpe en flèche. Le fait d’être sur le bloc pour de bon, voir les infirmiers/ères s’activer pour organiser l’opération, sortir les instruments, ect… me rappelle tout à coup que je vais avoir le poignet ouvert et opéré. On me pose le garot sur le bras, pour qu’il y ait le moins de sang possible.

Le chirurgien entre dans la salle, avec  -surprise!- un poste duquel sort la Danse des Squelettes de Saint-Saëns! Il opère en musique! Je me concentre alors sur les notes, fredonne même, pour essayer de me détendre. Peine perdue, je pers mon sang-froid et le stress se lit sur mon visage tendu. Bientôt, les larmes coulent sans que je les commande, et l’infirmière appelle l’anesthésiste. Je la regarde comme ma sauveuse, et elle m’injecte de nouveau un relaxant, qui agit aussi rapidement que la première fois.

Je n’ai même pas senti quand le chirurgien a pratique les incisions pour introduire ses instruments. J’ai juste senti des choses bouger dans mon poignet, sans la moindre douleur. A l’écran, je pouvais voir l’opération en direct. Enfin, voir… Comme on ne garde pas ses lunettes quand on est opéré, je voyais un rond flou lumineux avec des taches noires et des traits argentés s’agiter…! Cela dit, j’ai bien compris qu’il s’affairait sur mes ligaments, avec une sorte de couteau dont il m’a même montré les dents en le retournant face à la caméra!!

Je ne sais pas combien de temps a dure l’intervention, je n’avais aucune notion du temps tandis que j’étais allongée. J’ai entendu quelques conversations, compris qu’il y avait un interne qui répondait à des questions, puis fini. Terminé! J’en ai ris tellement j’étais soulagée que ce soit terminé!

J’ai été installée dans une autre salle, le temps de vérifier ma tension. J’ai pu constater qu’à la main droite, j’avais un beau et gros pansement tout propre et ma foi, plus gros que ce que je m’étais imaginé! Puis, le brancardier m’a ramené à ma chambre. Une infirmière est venue m’aider à enfiler mon haut et m’a posé un plateau petit-déjeuner. Eh oui, les opérations…C’est à jeun! Inutile de dire qu’étant à jeun depuis le lever, soit 6h, et étant sortie du bloc à 11h, je me suis précipité sur ce plateau bienvenu! Puis, j’ai réussi à m’habiller tant bien que mal, c’est-à-dire avec un seul bras, en évitant de cogner les meubles avec mon poignet…

Ils m’ont donné un beau gant en plastique pour que je puisse me doucher à la maison (aaah, enlever cette odeur de bétadine…), une écharpe pour maintenir mon bras en hauteur pendant 48h, des papiers divers sur la douleur, la sortie de la clinique, et un arrêt de travail d’une semaine…non prévu. Ils auraient pu me prévenir, çà aurait arrangé mes collègues de le savoir à l’avant…

Je suis sortie de la clinique au bras de mon chéri, qui m’a, lentement mais sûrement, accompagnée à la voiture. Vous ne croyez pas qu’ils nous laissent rentrer seuls chez nous après une opération, tout de même ?! Résultat, il a télé-travaillé de chez nous, pendant que je dormais tout l’après-midi… Et le lendemain, j’ai pas mal dormi aussi, sous l’effet du contre-coup, des divers produits injectés dans mon corps et du choc général que produit une intervention chirurgicale, même minime.

J’avais une ordonnance avec trois anti-douleurs pour chaque stade, au cas où elle monterait en grade… Et bien, je n’ai pas eu mal un seul instant au poignet, même quand l’anesthésie s’est dissipée entièrement. Je ressens bien quelques tiraillements, et je ne peux pas porter des choses plus lourdes qu’un verre (sinon l’objet se retrouve illico à terre), mais la douleur est absente. Ce qui, ma foi, est bien agréable!

Maintenant, j’ai un beau pansement, je ne peux rien faire de ma main droite, mais…. dans quelques jours, je pourrais, j’espère, à nouveau jouer du piano, écrire sans avoir mail au bout de 10mn, faire du crawl en utilisant mes bras, prendre les transports sans réfléchir à comment je vais me tenir, lire sans me demander comment je vais tourner la page vu que j’ai déjà un mug de thé dans ma main valide, conduire, arroser les plantes sans en mettre la moitié à côté, cuisiner toute seule, et ouvrir un pot de confiture sans demander de l’aide…!!

Demain, le chirurgien m’enlève le pansement. Je verrai alors ce qu’il m’a fait exactement (non, parce que débridement TFCC, c’est pas très parlant quand même…) et voir l’état de mon poignet au niveau des incisions. J’aurai alors un beau poignet tout neuf!!


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Nouvelles photos!

Publié par laurencebiard le 06/07/2011

En ligne: les photos de Risoul et de notre reprise de la plongée pour cette année, à la Trinité bien sûr…
Il suffit d’aller faire un tour dans “Photographies”…
En cours, le tri et la mise en beauté des images de notre beau voyage en Norvège, magnifique pays aux fjords grandioses… Avec un petit texte pour narrer nos allers, venues et autres visites dans ces contrées nordiques!

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Séances de piscine

Publié par laurencebiard le 14/03/2011

Depuis trois semaines, je peux enfin refaire un peu de sport! Mon poignet, atteint d’un ksyte synovial (enfin c’est le diagnostic pour le moment, çà peut changer), me fait toujours mal, mais tant pis! Alors, j’ai dépoussiéré les palmes, débouché le tuba et retrouvé mon maillot… Et ha! Que çà fait du bien…!

D’abord, il y a le chemin pour y aller… Un peu de marche, le sac sur l’épaule (sauf quand j’ai mon chéri qui le porte…), parfois le soleil qui éclaire ce ciel encore d’hiver… Et je pense déjà à l’instant où je glisserai dans l’eau. Le temps de trouver un casier (mince, où est ma pièce de 1euros? Ah oui, dans cette poche…), de se changer rapidement et de prendre la douche d’usage, me voici sur le bord du bassin.

En semaine, c’est entre midi et deux, avec une collègue. La piscine fait 50 mètres, idéal pour les palmes. Le samedi, c’est avec le club de plongée, alors évidemment, avant de se mettre à l’eau, on discute, on rigole… Puis quand les plongeurs s’équipent pour les exercices, nous on met nos palmes et nos masques.

 Un coup d’oeil à l’horloge pour connaître l’heure de départ, et me voilà partie pour 1/2h de nage. Les premières longueurs sont d’un rythme raisonnable, histoire de s’échauffer, de retrouver les gestes qui donnent la meilleure position. Puis, je me mets sur mon rythme d’endurance, celui qui me permet de tenir mais qui me fait travailler les jambes! En ce moment, pas de bras, j’ai une planche ou je mets mes bras en avant, bien tendus. Les épâules travaillent encore plus de ce fait!

Pour tout vous dire, au bout d’un moment, la clameur de la piscine, les longueurs qui s’enchaînent…C’est monotone! Alors j’ai acheté un petit accessoire qui change tout. Un lecteur MP3 étanche! Bien sûr, il ne va pas profond (3m maximum je crois), et ne me permet pas de passer le temps aux paliers. Mais pour nager, c’est idéal! Un  brassard au bras, des écouteurs qui tiennent bien, de la musique qui pulse (oui, quand même, il faut rythmer la nage!), et la 1/2h, voire les 3/4h passent comme un charme.

Passés les premières crampes gentilles, le rythme s’installe, la respiration se fait régulière, et le corps donne tout seul les ordres qu’il faut. Les jambes dynamiques et tendues, les chevilles souples mais en opposition pour contrer la voilure des palmes et le dos le moins cambré possible, chaque petit mouvement est important dans l’eau! Quel plaisir de tenter des gestes et de sentir son corps glisser dans un sens ou un autre, selon son envie…. et le dépassement des autres nageurs!

Au bout d’un moment, la pensée est comme suspendue, il n’y a plus que le geste, les muscles et les tendons qui travaillent, et la satisfaction, à la fin, d’avoir atteint son objectif. La tension dans les jambes, quand je sors du bassin, est agréable, montre que la nage a été efficace.

Pas tout à fait revenue à la réalité, je ramasse mon matériel, sors le savon et la serviette, et savoure la douche chaude en fermant les yeux. Pas trop longtemps, juste ce qu’il faut pour détendre les muscles… Le temps de se rhabiller, et je sors du bâtiment chauffé, pour retrouver cette sensation d’irréalité après une bonne séance de sport… Difficile de se remettre au travail après le midi, en semaine! Mais le samedi soir, c’est la sortie entre plongeurs, le verre qu’on prend pour rester encore un peu ensemble dans l’ambiance chlorée et joyeuse de la piscine.

Quand on rentre à la maison, plus de stress, plus de calendrier qui trotte dans la tête… Juste du bien-être et … une grosse envie de manger!

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2010 in review

Publié par laurencebiard le 02/01/2011

Un petit résumé effectué par WordPress pour l’année 2010 de ce blog! Promis, je vais faire des efforts pour qu’il soit plus régulièrement enrichi! ;-)

The stats helper monkeys at WordPress.com mulled over how this blog did in 2010, and here’s a high level summary of its overall blog health:

Healthy blog!

The Blog-Health-o-Meter™ reads This blog is doing awesome!.

Crunchy numbers

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A Boeing 747-400 passenger jet can hold 416 passengers. This blog was viewed about 3,200 times in 2010. That’s about 8 full 747s.

 

In 2010, there were 23 new posts, growing the total archive of this blog to 59 posts. There were 556 pictures uploaded, taking up a total of 811mb. That’s about 2 pictures per day.

The busiest day of the year was January 6th with 29 views. The most popular post that day was Un Bonjour De La Terre – L. Biard.

Where did they come from?

The top referring sites in 2010 were facebook.com, mail.live.com, fr.wordpress.com, tryje.info, and wikio.fr.

Some visitors came searching, mostly for youpi, olga peretyatko, poisson panda, salade, and philippe giusiano.

Attractions in 2010

These are the posts and pages that got the most views in 2010.

1

Un Bonjour De La Terre – L. Biard October 2009
1 comment

2

Croisière Saint John’s – Septembre 2009 – 2/2 October 2009

3

Argelès And Co – Septembre/Octobre 2009 October 2009

4

Croisière Saint John’s – Septembre 2009 – 1/2 October 2009

5

We Londonien – Novembre 2009 November 2009

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